Je me suis rendu au Progressive Nation ce samedi 17/10 à Forest National. L'occasion pour moi de revoir Dreamtheater et découvrir Opeth en live.
Ouverture des portes à 18h pile. Le temps de s'installer et Unexpect entre sur scène, je pense qu'il n'était pas encore 18h30. Le groupe Canadien est assez sympathique et ils prennent leur rôle au sérieux. Ils se démènent et mettent le paquet, mais le son ne suit pas malheureusement; pas assez puissant pour la taille de la salle et le style du groupe, mais aussi une très mauvaise balance. Bref, je les plains un peu, ça ne doit pas être drôle à chaque fois pour eux.
Ils terminent leur set après 1/2 heure, et déplace leur matos eux-même pour laisser la place au groupe suivant.
Bigelf monte rapidement sur scène sur la musique de Star Wars . Ils ont un son un peu plus puissant mais la batterie ressort très mal, on aurait dit que le batteur tapait sur un tas de carton. Un groupe pas vraiment progressif en fait, plutôt rock avec des sons old school, un peu particulier... Ils joueront 3/4 d'heure.
Au tour d'Opeth, intéressant et pour le progressif on est servi. Le son est pourtant enfin à un bon niveau mais l'ambiance n'y est pas. Quelques réflexions du chanteur me font dire qu'il y a comme un complexe d'infériorité par rapport à Dreamtheater... (Vous venez voir Dream ? Vous aimez leurs shows ? ... dans un ton un peu ironique). C'est évidemment le revers de la médaille quand on fait la première partie d'une pointure, mais faut l'assumer.
Opeth jouera une petite heure, la scène est ensuite complètement débarassée pour Dreamtheater.
un drap noir pendait du plafond au sol au premier tiers de la scène ce qui planquait la batterie de Mike Portnoy , le clavier, ainsi que la déco. Je pensais qu'ils enlèveraient ce drap avant l'entrée du groupe sur scène, mais ce n'était pas l'idée.
Les écrans s'allument et on entend leur intro concert habituelle, une espèce de musique de film d'Hitchcok pour ceux qui ne connaissent pas. Je reconnais ensuite les premières notes de "A Nightmare to Remember" et c'est là que le drap noir tombe sur la scène, du déjà-vu certe, mais ça le fait quand même.
Le son est génial, d'une qualité rare et le groupe joue avec une précision impressionnante, on a presque l'impression d'écouter un cd. Du pur bonheur.
Je n'ai plus la songlist en tête mais voici les quelques titres que j'ai retenu notamment, plus ou moins dans l'ordre: A Nightmare to Remember, A ride of Passage, Forsaken, Spririt carries on, Sacrified Sons, As I am.
Après "As I am", ils nous font la petite blague de se barrer comme des voleurs, et reviennent pour faire leur rappel, une seule chanson ....de 20 min, The Count of Tuscany.
Un peu court, je reste sur ma faim en sortant de la salle, mais Progressive Nation oblige.
Moralité : le Progressive Nation n’est finalement « qu’un » concert de Dreamtheater avec 3 groupes qui font leur première partie, ce n’est pas un avis, c’est un fait. On pouvait d’ailleurs lire sur les billets « Dreamtheater- Progressive Nation - with special guests Unexpect, Bigelf, Opeth ». Personnellement, ça ne me dérange pas puisque j’étais là principalement pour Dreamtheater, mais ça n’a pas dû faire plaisir à tout le monde.
Fab